Pour légitimer ses projets et promouvoir l’apprentissage dans l’objectif de pallier au problème de chômage des jeunes, ASF est en train de travailler pour la reconnaissance du droit à l’apprentissage en tant que Droit de l’Homme. Ceci se fera à travers l’intégration du droit à l’apprentissage dans la résolution portant sur le droit à l’éducation, en juin 2017, suite à la 34ème Session du Conseil des droits de l’homme.

Cet accomplissement fait suite aux trois Colloques que nous avons organisés et qui ont porté sur la reconnaissance du droit à l’apprentissage comme un droit à l’éducation, dans le cadre de la 19ème 22ème et 32ème Sessions du Conseil des droits de l’homme en 2012,2013 et 2016. Pour ce faire, nous avons bénéficié de l’appui et de la participation de plusieurs missions permanentes et experts dont l’ancien Rapporteur Spécial sur le Droit à l’Éducation auprès des Nations Unies, Dr Kishore Singh.

Malgré la mention du terme « apprentissage » dans l’objectif numéro 4 des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), nous estimons que cet objectif souffre d’un déficit de mise en œuvre à cause de son caractère déclaratif dans le cadre de la politique internationale en matière de formation professionnelle. Ainsi, afin de faciliter sa réalisation, la proposition d’une résolution s’avère pertinente et indispensable.

Ainsi, nous considérons opportun de faire appel aux États afin d’élaborer et de déposer un projet de résolution sur le droit à l’apprentissage dual pour élargir le droit à la formation technique et professionnelle. Cette résolution aurait pour conséquence de fournir un cadre juridique spécifique pour la formation professionnelle duale, nécessaire pour rendre cette formation duale opérationnelle auprès des États, des institutions de coopération au développement public et privé ainsi qu’auprès des bailleurs de fonds.